la maison du diable

la maison du diable
- AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE -



Suite au succès des nombreux livres et films au sujet de cet endroit, il est justifié de vouloir connaître les éléments entourant cette histoire. Ici vous trouverez tout ce que j'ai pu trouver sur Amityville la maison du diable. Je vais parler des événements entourant le massacre de la famille DeFeo et des incidents survenus, au dire des Lutz, après leur déménagement en ces lieux.

J'ai réussi à trouver des documents et une dépositions d'un témoin qui est arrivé juste après que Ronald Jr.DeFeo est assassiné toute sa famille vous pourrais lire des articles, voir des photos des membres de la famille, ainsi que le plan des corps lors de la découverte des corps moi j'ai trouvé ça très impressionnant. De plus vous trouverez également plusieurs angles de vue de la maison.





"La maison du diable" comme on l'appellera plus tard, est construite en 1928. De style colonial à trois étages, elle située 112 Ocean Avenue, dans les quartiers aisés d'Amityville (Long Island), non loin de New York.





La famille DeFoe

Avant la nuit tragique où c'est terminé leurs vies, les DeFeos étaient des gens normaux qui aimaient la vie. Les membres de la famille DeFeo étaient Ronald Sr., Louise, Ronald Jr., Poignez, Allison, Mark et John Matthew. Ronald DeFeo Jr., le seul survivant, a été accusé de six condamnations à perpétuité dans la Prison de Greenhaven. Ils habitaient au 112 Océan Ave. (Actuellement, le nom de la rue et l'adresse ont été changé). Les DeFeos vivaient dans un appartement dans Brooklyn, proche d'où M. DeFeo travaillait. Ils étaient enchantés de leur nouvelle vie depuis qu'ils avaient déménagé à Amityville, surtout pour la maison, car ils avaient maintenant 2 1/2 étages de plus qu'un sous-sol fini. Comme un emblème de leur nouvelle vie, un signe a été ajouté au jardin devant la maison où il est inscris, "HAUTS ESPOIRS" (traduction mot à mot).

Ronald DeFeo Sr., fils de Rocco DeFeo, est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession sur l'île Coney, Brooklyn. Il aime beaucoup ses enfants et les a élevé avec conseils et amour. D'après Ronald Jr., M. DeFeo frappait encore Ronald Jr. même s'il était un adulte. Un incident est survenu le jour avant les meurtres : Ronald Sr. et Ronald Jr. ont été vu dans l'embouchure du sous-sol. Ronald Jr. est parti avec une lèvre sanglante. D'après Ronald DeFeo Jr. et une autre famille, Ronald DeFeo Sr. a eut des rapports avec certains amis et parents aux dossiers criminels. En général, Ronald DeFeo Sr. était un bon homme qui aimait sa famille et sa vie. Le jour de son meurtre, M. DeFeo devait aller au travail et porter son fils, Mark, qui avait une blessure de football chez le docteur.

Louise DeFeo est la fille de Michael Brigante. Il n'y a pas beaucoup d'informations au sujet de Mme Defeo dans les livres. Ronald DeFeo Jr. a accusé sa mère d'être infidèle à M. DeFeo, mais cette affirmation n'aurait pas de fondement réellement connu.


D'après ses amis, Allison DeFeo était une fille tranquille. Chaque fois que Ronald DeFeo Jr. élevait la voix dans la maison, elle fermait sa porte de chambre pour bloquer le son des discussions que Ronald Sr. et Ronald Jr. avaient. Elle passait son été dans la piscine avec ses amis. Elle était âgée de 13 ans lors de son assassinat.

John DeFeo avait sept ans lors de son décès. Il a été décrit comme un petit garçon gentil par les amis d'Allison. Le jour avant les meurtres, John DeFeo et son ami se sont assis sur le pas de son sous-sol et ont regardé secrètement Ronald Sr. et Ronald Jr. se disputer. Ronald Jr. est parti avec une lèvre sanglante.

Il n'y a pas beaucoup d'informations au sujet de Mark DeFeo, à part que le jour de son meurtre, M. DeFeo était supposé emmener Mark chez le docteur pour une blessure au football. Pendant sa saison de football, Mark DeFeo avait eu une blessure sérieuse et lui a exigée l'usage temporaire de béquilles et une chaise roulante. Il mourut à l'âge de 12 ans.

Dawn DeFeo a 18 ans lors de son meurtre. D'après Ronald DeFeo Jr., il y avait plusieurs discussions au sujet de la musique qu'elle écoutait. Il paraît que son frère n'aimait pas les musiciens noirs populaires à ce moment-là. D'après Ronald DeFeo Jr., sa soeur l'a aidé à rester sur probation en lui donnant un échantillon de son urine, ce qui a permis à Ronald DeFeo Jr. de réussir ses tests anti-drogues. Dans ce temps-là, Ronald Jr. était un utilisateur occasionnel d'héroïne.


Shaggy était le chien de berger de la famille. Ronald DeFeo Jr. le détestait passionnément et avait comploté plusieurs fois pour le tuer. La seule raison pourquoi il ne l'avait toujours pas fait est parce que son père l'avait prévenu que peu importe ce qui arrivait au chien, cela passerait sur son dos. Pendant les meurtres, Shaggy n'a pas arrêté de japper. Quelques jours après les meurtres, Shaggy a été adopté par un ami de la famille.



Le massacre de la famille Defeo

Mercredi 13 Novembre 1974 vers 3 h du matin, Ronald DeFeo Junior finit d'écouter un film appelé Castle Keep. Il prend son fusil 35 mm et assassine son père, sa mère, ses deux frères et deux soeurs pendant qu'ils dorment dans leurs lits. Certains sont tués dans leur sommeil, d'autres auront le temps de se réveiller avant leur assassinat :

• Ronald Senior reçoit 2 balles dans le dos. Entrées par le cou, elles traversent ses reins et sa colonne vertébrale. Le coroner indique que la victime a essayé de se déplacer vers le haut avant de mourir. Il a été vivant de quelques secondes à quelques minutes avant de succomber à ses blessures.

• Louise reçoit elle aussi 2 balles : une entre et sort par son poignet gauche. La 2ème détruit son poumon, son diaphragme, sa cage thoracique et son foie. Elle se dirige vers la porte et meurt 10 minutes après la fusillade.

• Mark et John reçoivent des tirs à bout portant (moins de 2 pouces). Les balles pénètrent le coeur, les poumons, le diaphragme et le foie de chaque victime. La moelle épinière de John est touchée sévèrement.


• Allison est réveillée et a le temps de voir la muselière du pistolet avant qu'il reçoivent la balle en plein tête. La balle est sortie, a frappé le mur et a rebondi par terre.

• Dawn à reçu une balle à bout portant également (moins de 3 pouces) dans le bas de son cou. La balle est sortie par l'oreille gauche.


Arrestation et enquête policière

La police croit que les voisins n'ont rien entendu car la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son. De plus, le chien DeFeo aboyait bruyamment pendant tout le temps des meurtres.



Les DeFeos croyaient très probablement que Ronald DeFeo Jr regardait encore Castle Keep, une émission particulièrement violente et remplie de tirs bruyants. DeFeo Jr. écoutait la télévision très fort, ce qui pourrait expliquer pourquoi les enfants ne se sont pas réveillés. M. et Mme DeFeo ont été les premiers à être assassinés et les enfants n'avaient aucune raison d'être alarmés parce qu'ils dormaient dans leur maison, dans leurs lits. Les autopsies ont révélé que les DeFeos n'ont pas été drogués au dîner et il a été prouvé que Mme DeFeo et Allison se sont réveillées. Ronald DeFeo Jr. déclarera durant son interrogatoire que Dawn s'était réveillée et lui a demandé quel était le problème. Il lui a dit de se recoucher, se qu'elle a fait, et c'est alors qu'il l'a abattue. Il est dur de dire si ce qu'il raconte est vrai car il a créé beaucoup de versions différentes des meurtres pendant l'interrogatoire de la police.

A la demande de l'avocat de la défense, William Weber, une enquête a lieu dans la maison afin d'y trouver une quelconque puissance capable d'avoir influencé le meurtrier. Sans doute renseigné par des spécialistes en parapsychologie, il soupçonne l'existence de champs électromagnétiques dus à des vices de forme ou à des forces telluriques avoisinantes susceptibles de saturer l'environnement en ondes nuisibles à l'équilibre des cellules et à la santé mentale de son client. Cette thèse du champ parapsychologique est avancée par un certain Hans Holzer pour justifier pourquoi aucun des membres de la famille DeFeo n'a été alerté par les coups de feu. Il inhibe les sons et affecte la perception du bruit. Mais de là à entendre des voix d'outre-tombe...

L'affaire est classée par les scientifiques qui refusent d'y voir autre chose qu'une folie meurtrière. Mais la maison étant « tâchée de sang », elle reste inoccupée pendant plusieurs mois malgré son prix attractif : « Quartier résidentiel d'Amityville. Villa style colonial hollandais, 6 chambres à coucher, 1 grand salon, 1 grande salle à manger, une véranda fermée, 3 ½ salles de bains, sous-sol fini, garage 2 voitures, piscine chauffée, et grand hangar à bateaux. Prix demandé : 80.000 dollars ».


Les nouveaux habitants de la maison du diable


Les lutz en 1975-1976

Était elle vraiment hantée ? C'est ce que se demandent encore les gens. Bien que les propriétaires suivants n'aient pas été gênés par des incidents inhabituels, les Lutz, eux, déménageront au bout de 28 jours, chassés par des "événements surnaturels", sous forme d'activité poltergeist et d'apparitions démoniaques. S'agissait-il réellement d'une histoire vraie ? Certains affirment aujourd'hui que toute l'affaire n'était qu'un canular, une escroquerie perpétrée par les Lutz pour gagner de l'argent. Ceux qui croient à l'histoire disent au contraire que la thèse du canular n'a été élaborée que dans le but de décourager les hordes de curieux qui, après la sortie du livre (1977) et du film (1979), sont venus en masse à Amityville pour jeter un coup d'½il sur l'attraction locale : la désormais célèbre "maison du diable".

En dépit de la controverse, c'est une histoire effectivement terrible qui est à l'origine des affirmations selon lesquelles la maison d'Océan Avenue serait hantée. N'ayant pas réussi à convaincre les jurés qu'il avait obéi à l'injonction de voix lui intimant l'ordre de tuer, DeFeo est déclaré responsable de ses actes; inculpé d'homicide sous 6 chefs d'accusation, il est condamné à 25 ans de prison pour chacun d'entre eux. Après cet épisode sanglant, la grande maison d'Océan Avenue est mise en vente à un prix dérisoire. George Lutz, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathy. Malgré le passé macabre de la grande demeure, ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs.


Les Lutz 20 ans plus tard.

Les Lutz emménagent avec leurs 3 enfants le 18 Décembre 1975. Une de leurs premières actions est de demander à un prêtre de venir bénir la maison. Au cours de la bénédiction, le prêtre dit entendre une voix, forte, semblant venir de nulle part, lui disant simplement : Allez-vous en ! Rapportés par les Lutz eux-mêmes dans une interview qu'ils ont accordée à la télévision History Channel dans le cadre de deux reportages consacrés à la légende d'Amityville (3), les phénomènes envahissent peu à peu leur quotidien.

Ils constatent d'énormes variations de température, la présence de l'odeur éc½urante d'un vieux parfum, la formation de tâches noires sur les sanitaires et l'apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale.

George Lutz est tiré de son sommeil chaque nuit vers 3h15. Cauchemar ou réminiscence du massacre des DeFeo qui eut lieu à cette heure ?

Enfin, Mélissa, la cadette, évoque à plusieurs reprises de la présence d'une « amie » du nom de Jodie qui se manifeste à elle en lui assurant qu'elle « resterait toujours dans la maison ». Imagination infantile ou expression du démon ?

Le temps fort de ces manifestations reste la découverte dans la cave d'un réduit qui ne figure sur aucun plan. Même le labrador noir Harry refuse d'approcher cette pièce malodorante aux murs peints en rouge...


Un lion de céramique de plus de 1 m de haut se met à bouger tout seul. On trouve des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces mènent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon Anson, une force au-delà de celle d'un être humain. Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la maison de leurs rêves était en fait un endroit cauchemardesque hanté par des démons maléfiques.

Kathy Lutz est la première à être véritablement terrorisée par les entités qui hantent la maison. Des bras invisibles l'enlacent; des êtres tentent de la posséder. Toute fuite était impossible, écrivait Anson, elle avait l'impression qu'elle allait mourir. Plus tard, des marques rouges très douloureuses apparurent sur sa peau, comme si elle avait été frappée à coup de tisonnier brûlant.

A la même période, George Lutz vit à son tour des événements étranges. Il entend une fanfare défiler dans la maison, avec le bruit des bottes et le son d'instruments à vent. Il ne voit rien mais retrouva les tables, les fauteuils et le canapé poussés contre les murs du salon, comme pour laisser le passage à la cohorte endiablée. Par-dessus le marché, les Lutz affirment avoir eut plusieurs fois la visite d'êtres démoniaques. Ces entités se manifestent sous des formes très variées : immense silhouette encapuchonnée de blanc, démon cornu ou encore cochon diabolique avec deux yeux ardents.


Trop c'est trop

Puis, l'événement le plus extraordinaire, la goutte d'eau qui fit déborder le vase, a lieu une nuit de début Janvier 1976. Cette nuit-là, George n'arrive pas à trouver le sommeil, et après avoir décidé de sortir boire un verre, il se tourna vers sa femme pour la prévenir. A sa grande stupéfaction, elle ne se trouvait plus à ses côtés ; il leva les yeux : elle lévite dans les airs ! Plus horrible encore : lorsqu'il la tira par la manche pour la faire redescendre dans son lit, elle se rida et prend un instant l'apparence d'une vieille femme hideuse.

C'en est trop pour les Lutz. Ils quittent la maison le 14 Janvier 1976. Mais, selon John G. Jones, le Diable, resté lové avec malveillance autour d'elle, la tenant sous sa coupe poursuit la famille dans ses nouvelles demeures. En somme, Amityville, métaphore du démon, est partout.

L'histoire d'Amityville allait être la source d'inspiration de nombreux auteurs de livres d'horreur dans les années 1980s. La plupart se réclament de la pure fiction, mais quelques-uns prétendent raconter la «'vraie» histoire, Toutefois, dans leur grande majorité, les spécialistes du paranormal affirment qu'il n'y a jamais eu d'histoire «vraie». Selon eux. L'affaire des Lutz serait une pure fiction d'un bout à l'autre.



Manipulation

Bien qu'on ne mette pas en doute la sincérité des Lutz, leur première relation des événements était beaucoup moins impressionnante : ils y parlaient de sentiments et de sensations plus que de phénomènes physiques. De plus, on s'aperçut plus tard que l'avocat de Ronald DeFeo, William Weber, avait basé sa défense en appel sur c'est la faute au diable pour faire acquitter son client. Weber reconnut même qu'il avait aidé les Lutz à faire de leur histoire une histoire à sensation, pour prouver que n'importe qui vivant dans la maison d'Amityville pouvait subir l'influence de forces surnaturelles.

Malgré les preuves écrasantes en faveur d'une supercherie, Ed et Lorraine Warren, de la Société pour la recherche psychique de Nouvelle-Angleterre, soutiennent que le récit des Lutz est authentique. Ils ont enquêté dans la maison avec un groupe de chercheurs après que les Lutz l'eurent abandonnée; ils furent remplis d'un sentiment d'horreur absolue en explorant la propriété. Quand Ed Warren descendit à la cave, il dit avoir vu des milliers de points lumineux, ainsi que des formes sombres qui essayèrent de le précipiter à terre. Et quand Lorraine Warren, qui est médium, tenta d'entrer en communication directe avec les êtres hantant la maison, un membre de l'équipe s'évanouit, deux eurent des palpitations et un autre se sentit tellement mal qu'on dut le faire sortir d'urgence de la maison.

Pour les Warren, le « mal » associé à la maison est bien antérieur à la tuerie perpétrée par DeFeo. D'après leurs investigations, le terrain sur lequel est bâtie la maison fut autrefois un site de détention utilisé par les indiens Montauketts, premiers colons de la région, pour parquer leurs malades mentaux, la maladie mentale étant attribuée à l'action du démon. Plus tard, un sorcier de Salem du nom de John Ketcham, chassé du Massachussetts au 17 ème siècle, vint y trouver refuge pour rendre un culte au Diable. Or, un corps a été exhumé au début du 20 ème siècle à l'emplacement de la propriété. Le cadavre de John Ketcham ou celui d'un chef indien ? Quel qu'il soit, la force qui se manifeste à Amityville lui serait attribuée ! Les esprits inhumains se délectent d'une telle souffrance, affirment les Warren; ils infestent les tombes de ceux qui n'ont pas été enterrés en terre consacrée.

On ne saura probablement jamais ce qui s'est passé au 112 Océan Avenue. Les Cromarty, qui ont emménagé juste après les Lutz, affirment qu'aucun phénomène bizarre ne s'est produit. Ils ont même intenté un procès aux Lutz parce qu'ils étaient assaillis de curieux réclamant des visites guidées. Ils sont parvenus à un règlement à l'amiable... Son montant n'a pas été dévoilé.

Voici une photo qui a été prise par un ami de la famille dans la maison des Lutz après le massacre des Defeo il certifie que la maison été vide vous ne trouvez pas que c'est bizarre.


Il est impossible de savoir si la déclaration des Warren au sujet de cette image est vraie, cependant, la ressemblance entre les photos des enfants Defeo est suprenante... et un peu morbide.

Supercherie ?

Peut-être bien, mais véridique ou pas, l'histoire de la maison d'Amityville n'a pas finie d'intéressée les amateurs de paranormal.





















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# Posté le samedi 17 janvier 2009 12:54

les dames blanches

les dames blanches


Les dames blanches sont présentes dans la majorité des folklore de partout dans le monde. Elles représentent généralement un esprit en peine, une âme triste, errant le lieu sur le lieu d'un drame et ce, jusqu'au jugement dernier. Vous trouverez sur cette page plusieurs contes et légendes au sujet des dames blanches. Dans certaines histoires, la dame blanche apparaît comme rusée et malicieuse, voulant quelques fois se venger en jouant des tours et en égarant les voyageurs.




• Apparition de Palavas (Languedoc-Roussillon, France)
• La dame blanche de Balleroy (Normandie, France)
• La dame blanche de Caen / Luc-sur-Mer (Normandie, France)
• La dame blanche de Lessay (Normandie, France)
• La dame blanche de Montmorency (Québec, Canada)
• La dame blanche de Montpinchon, (Normandie, France)
• La Dame Blanche de Trécesson (Bretagne, France)
• La demoiselle de Tonneville (Normandie, France)
• Légende Briançonnaise (Hautes-Alpes, France)




La dame blanche de Montmorency (1759) - Québec


Main dans la main, Mathilde et Louis marchaient au bord de la rivière Montmorency dont ils connaissaient tous les méandres. Après les durs travaux du jour, ils se rendaient parfois jusqu'en haut du grand sault, là où on voit toute l'île d'Orléans qui ressemble à un gros poisson couché au milieu du fleuve. Ils faisaient mille projets et leur coeur débordait d'amour. Mathilde refusait de décrire la robe blanche qu'elle avait cousue pour le grand jour. Louis ne la verrait que le matin des noces !

Voici qu'un matin de juillet, dans toutes les paroisses de la côte, les curés avaient réuni les familles et lancé :

- Partez ! Emmenez bêtes et provisions ! Terrez-vous au fond des bois ! Les Anglais sont là !

Seuls demeuraient sur les bords du fleuve Saint-Laurent les hommes, jeunes et vieux, qui s'étaient engagés dans les milices pour défendre leurs biens jusqu'au dernier souffle. Non, les Anglais venant de l'ouest ne franchiraient pas la rivière ! Mathilde Robin aurait bien voulu camper avec les miliciens. Elle aurait tout accepté pour être auprès de Louis ! Mais la guerre est l'affaire des hommes, elle le savait.


Réfugiée dans les bois avec sa famille, elle languissait. À chaque fois qu'arrivait un nouveau venu parmi les tentes, elle posait toujours la même question :

- Avez-vous vu Louis Tessier ? Sa compagnie est-elle sur les battures ?

Puis, un jour, un milicien arriva avec quelques Indiens et un blessé qu'il confia aux femmes.

- Les Habits rouges ont attaqué les redoutes, dit-il, hors d'haleine, et ils ont tenté de gravir les falaises et de franchir les gués. Mais nos troupes les attendaient derrière les fascines et elles ont empêché leur avance.

La bataille de Montmorency se terminait par une brillante victoire des Français. Dans le bois, tout le monde attendait des nouvelles. Quelques soldats et miliciens essoufflés et trempés vinrent rassurer leurs parents. Mathilde eut beau attendre et attendre encore, Louis ne vint pas au campement dans le bois. Alors, n'y tenant plus, elle quitta les autres sous la pluie et se dirigea en hâte vers la rivière. Elle se mit à courir sur les rochers sans se soucier des ronces qui déchiraient son mantelet et son jupon . Bientôt elle arriva au premier gué. Louis Tessier ? Non, il n'était pas là. À l'autre gué, peut-être. Mathilde, haletante, continua son chemin. Au deuxième gué, on n'avait pas vu Louis. Mathilde repartit, mais là aussi, elle fut déçu, il n'était pas au troisième gué. « Il a peut-être tenté d'aller à la ferme », se dit-elle. Elle se précipita sur le sentier qui menait aux habitations. Et cette fois encore, elle ne trouva personne. Mais elle fut saisie de crainte en voyant flamber autour d'elle des granges et des maisons. Elle comprit que les Anglais avaient incendié les fermes et les granges. Elle courut à perdre haleine vers sa maison encore intacte. Elle ouvrit la porte et appela :

- Louis ! Mais seul le silence lui répondit.

Mathilde réussit à se guider dans la noirceur. À tâtons, elle ouvrit l'armoire et repéra sa robe blanche. Elle la saisit et la serra contre elle. Puis elle se dépêcha de ressortir. Elle poursuivait sa quête en répétant le nom de l'aimé. Elle arriva enfin en amont de la grande chute ; elle vit des gens et entendit des appels.

- Mathilde ! Oh ! Mathilde !

Folle d'espoir elle alla vers les voix qui montaient dans la nuit. En la voyant, les miliciens s'écartèrent et firent silence. Il était là, son Louis : il reposait sur la rive dans ses habits familiers. Mathilde l'appela doucement, attendant qu'il se lève et qu'il accoure vers elle. Mais Louis restait couché et ne donnait aucun signe de vie. Alors, elle comprit qu'elle arrivait trop tard. Elle se jeta sur son corps en hurlant sa douleur. Au bout d'un moment, elle sécha ses larmes et s'enfuit. Guidée par le bruit grandissant de l'eau qui se précipitait vers le fleuve, elle arriva juste en haut, au bord du rocher. C'était là où tant de fois elle s'était tenue avec Louis, là où toute la rivière, d'un geste majestueux, bascule dans le vide. Mathilde enfila sa robe blanche et sans hésiter un seul instant, elle ouvrit tout grand les bras et se laissa glisser dans la chute. On ne la revit plus jamais. Encore aujourd'hui, pendant les belles soirées d'automne, juste à la fin du jour, les gens de l'île d'Orléans racontent qu'ils peuvent voir distinctement une jeune femme toute vêtue de blanc errer au pied du grand sault de Montmorency. C'est le fantôme de Mathilde Robin qui, les soirs de lune, semble chercher encore dans les bouillons de la chute le corps de son bien-aimé.

Le vent apporte parfois sa plainte jusqu'à Saint-Pierre ou Sainte-Pétronille. Alors, les gens s'arrêtent et disent : - La voilà. C'est Mathilde Robin, la dame blanche.

Ce récit est adapté d'une légende orale qui circule encore sur la côte de Beaupré. La bataille à laquelle on fait référence est celle de Montmorency, qui précéda de quelques mois celle dite des « Plaines d'Abraham » (1759) où les Anglais conquirent, après tant d'efforts, la Nouvelle-France.



Palavas, le 20 mai 1981 (France)


Le 20 mai 1981, quatre jeunes montpelliérains âgés de 17 à 25 ans vers 0h30, après s'être promené sur les quais de Palavas et avoir bu un coup, aperçoivent sur le bord de la route, une auto-stoppeuse d'une cinquantaine d'années portant un imperméable ainsi qu'un foulard blancs. Ils lui proposent de l'amener jusqu'à Montpellier. Elle ne répond pas mais opine de la tête, monte à l'arrière, et s'assied entre les deux passagères. La voiture repart. La mystérieuse auto-stoppeuse ne dit toujours pas un mot. Un kilomètre après, elle s'exclame "Attention au virage, attention au virage !". Le conducteur, surpris, lève le pied, et passe le virage sans encombre. C'est alors au tour des passagères de crier : le mystérieux personnage a disparu ! La voiture roule toujours à 90 km/h, les portes fermées... D'abord abasourdis, les quatre amis décident d'aller tout raconter à la police. Qui, après avoir cru à une plaisanterie, se rend sur place, sans rien trouver ! Plusieurs convocations plus tard, la police, comme toutes les personnes qui les interrogent, concluent à la sincérité des jeunes : leurs témoignages ne se contredisent jamais, ils ne s'intéressent pas au spiritisme ni à aucun sujet de ce genre... Enfin, ils évitent tant que possible de parler de cette affaire.


Si l'affaire de Palavas a défrayé la chronique, c'est en raison de l'homogénéité des témoignages des jeunes gens. En attendant, impossible de conclure de manière définitive sur ce cas. Le mystère reste entier...



Légende Briançonnaise (France)



La route du col du Lautaret


La légende se situe en hiver sur la route du col du Lautaret. L'histoire raconte l'étrange aventure survenue à de nombreuses personnes au coeur de la nuit et de la tourmente : alors qu'elles étaient concentrées sur la conduite de leur véhicule, une incroyable apparition les surprenait au détour d'un virage : une dame vêtue d'une robe et d'un châle dont la blancheur immaculée rappelait celle de la neige, faisait de l'auto-stop appuyée contre une paroi glacée. Troublés et peinés par l'apparent dénuement de cet étrange fantôme, nombreux sont ceux qui lui offraient l'hospitalité dans la réconfortante chaleur de leur voiture.Son visage était entièrement dissimulé par son châle et toutes les tentatives de conversation s'avéraient vaines : le curieux personnage gardait obstinément le silence ... Les automobilistes reprenaient alors leur conduite et la nécessité de se concentrer leur faisait momentanément oublier leur passagère ...

Et le voyage se poursuivait toujours sans dommage. Arrivés à bon port, ils ne pouvaient que constater la disparition de la Dame ...Dans les auberges de la région, on raconte que la Dame Blanche du Lautaret protège les automobilistes qui la prennent à leur bord. Quant à ceux qui l'ignorent, leur voyage se poursuit au péril de leur vie. On raconte aussi que certains ont été internés en asile psychiatrique, à Laragne, pour avoir relaté cette histoire ...



La demoiselle de Tonneville (France)

On ne sait pas exactement quand elle vécu, mais on est à peu près certain qu'elle appartenait à la famille de Percy. Elle vécut dans un manoir en bordure de la route de Cherbourg à Beaumont, dont il ne subsiste aucun vestige intéressant.

La légende raconte qu'elle était intelligente et très belle, mais que son âme était mauvaise et cruelle. Capricieuse lorsqu'elle était petite fille, son désir de domination ne fit qu'augmenter avec l'âge. Dévorant de multiples ouvrages, elle s'initia à la magie et l'astrologie. Ses progrès furent si rapides qu'elle ne tarda pas à être en communication avec les puissances du Malin. Il faut dire que dans le Cotentin, l'influence des invasions Saxonne et Viking contribua à la persistance du paganisme, face aux avancées du monde chrétien. Longtemps, on recourut aux coutumes païennes, aux sorciers et autres devins. Puis la disparition subite des ses deux parents ajouta à son ressentiment. Un jour, une vieille femme s'arrêta près de l'étang situé en contrebas du manoir et la demoiselle de Tonneville l'y précipita dans un accès de fureur. Elle était la terreur de la contrée et il n'y avait pas de malheurs ou de calamités qui survinrent sans qu'on lui attribuât.

Les années passèrent, jusqu'au jour ou un procès l'opposa à des habitants de la commune voisine de Flottemanville, à propos de la possession d'une partie de la lande. On plaida avec acharnement de part et d'autre, mais la demoiselle de Tonneville perdit le procès. Elle prononça alors ces paroles : "Si, après ma mort, j'avais un pied dans le ciel et un autre dans l'enfer et qu'il fallût mettre les deux en enfer pour avoir la lande toute à moi, je n'hésiterais pas !"

Quand elle tomba malade, le curé de Tonneville vint pour la préparer à la mort. Elle lui dit qu'elle était toute préparée, et n'avait pas besoin de lui. Le curé l'exhorta à se rétracter de ce qu'elle avait dit, mais elle renouvela son désir d'appartenir à Satan pour hanter la lande qu'elle revendiquait. Finalement elle mourut dans l'impénitence. Le jour de l'enterrement, il fut impossible de sortir le cercueil de la propriété. Une force mystérieuse le retenait. On résolut alors de creuser sa tombe à l'endroit ou il se trouvait. On pensait en avoir terminé avec cet être maléfique, mais on se trompait.

Depuis ce jour, on la rencontre la nuit tombée, sur les landes de Tonneville et Flottemanville, ou bien près de l'étang de son ancien manoir. Toujours vêtue de blanc, elle s'exhorte à égarer le voyageur. A pied ou à cheval, il est pris d'une sorte de vertige, il perd le sentiment de l'orientation, il ne reconnaît plus le sentier, il crois revenir sur ses pas, change de direction et se perd tout à fait. Puis sans avoir compris, il se retrouve au milieu de l'étang. Alors, il entend la demoiselle de Tonneville ricaner du succès de sa ruse.

Quelquefois, elle se manifeste sous la forme d'un cheval blanc, et marche à coté d'un piéton, comme pour l'inciter à monter sur son dos. Malheur à celui qui se mettrait en selle pour accélérer son voyage, le cheval partirai aussitôt à travers les chemins creux, les fondrières et les ronces. Puis l'animal disparaît subitement sous le voyageur, laissant l'infortuné au beau milieu de l'étang...

Aujourd'hui, on n'entend plus guère parler des Milloraines, à tel point que l'on attribue ces apparitions aux superstitions et autres peurs ancestrales. Pourtant, en 1949, au cours de travaux dans l'ancienne enceinte du manoir, on mit à jour un cercueil recouvert d'une plaque de plomb, contenant des ossements humains. Qui autre que la demoiselle de Tonneville pouvait reposer ici, à l'endroit précis où, selon la légende, aurait été enterrée sa dépouille ?...

Phénomène plus récent, des auto-stoppeuses vêtues de blanc hantent le bord de nos routes. On en dénombrerait près de trois cent cas en France. Le scénario est identique : elles se manifestent au bord d'une route, toujours au même endroit, demandant à être prise en charge pour se rendre à quelques kilomètres de là. En un lieu bien précis du trajet, elles disparaissent subitement, souvent après avoir mis en garde le conducteur : c'est là qu'elles ont trouvé la mort quelques années auparavant, dans un accident de la circulation.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage (Tous droits réservés.)



La dame blanche de Lessay (France)

En réalité, la région de Lessay ne compte pas moins de deux dames blanches. La lande de Lessay, située de part et d'autre de la route de Coutances, a toujours eu la réputation d'abriter des apparitions. La première, autrefois victime d'un assassinat, se manifeste dans la lande depuis des siècles par les nuits de pleine lune.



Le village de Bingard | la route de Lessay à Coutances
Photo Pascal Villeroy - Tous droits réservés


La seconde, plus récente, est très connue par les habitants du Centre-Manche. Elle fait de fréquentes apparitions au bord de la route de Coutances, à la sortie du Village de Le Bingard, faisant du stop pour rejoindre Lessay. Prise en charge, elle disparaît toujours à l'entrée du chef-lieu de canton, à hauteur du cimetière, là où elle repose : il s'agirait d'une adolescente de Lessay, Gabrielle R., tuée en 1970 dans un accident sur cette même route de Coutances.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage (Tous droits réservés.)



La dame blanche de Balleroy (France)

C'est toujours lors de nuits pluvieuses qu'elle apparaît, à la sortie de la localité, en direction de Cerisy-la-Forêt. Vêtue de blanc, elle parait avoir moins de vingt ans, et demande à être déposée dans un village voisin, "là où habite sa mère".


L'embranchement sur la route Saint-Lô/Bayeux
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Lors de la traversée du carrefour de l'Embranchement, situé sur la route Saint-Lô/Bayeux, elle montre des signes d'angoisse et de panique. Mais une fois celui-ci franchi, elle n'est déjà plus dans la voiture... C'est à cet endroit qu'elle a trouvé la mort, en 1960, dans une collision causée par un chauffard qui n'avait pas respecté la signalisation.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage (Tous droits réservés.)



La Dame Blanche de Montpinchon (France)

Près du cimetière de Montpinchon, une dame blanche ferait une apparition chaque 14 du mois. D'ailleurs, dans les années 80, des centaines de spectateurs se déplaçaient pour assister au spectacle. Des milliers de curieux auraient aperçu cette forme évasive déambuler dans la campagne près de la rivière la Soule. Les gendarmes, médusés par un tel déplacement de foule, n'ont jamais pu prouver de supercherie.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage (Tous droits réservés.)



La Dame Blanche de Caen / Luc-sur-Mer (France)

Depuis 1970, on la rencontre à proximité d'un arrêt de bus situé à Caen, sur la route de Douvres-la-Délivrande, juste après le C.H.U. Agée d'une trentaine d'années, elle prétend rentrer chez elle à Luc-sur-mer. Elle ne dit mot pendant les quatorze kilomètres du trajet, mais devient fébrile à partir du village de Mathieu, puis s'affole littéralement à l'entrée de Luc. "Faites attention, le virage est traître !" prévient-elle le conducteur. C'est inutile de chercher à la calmer, car une fois la courbe négociée, le siège du passager est vide... Cet endroit fut plusieurs fois le cadre d'accidents mortels, dont celui d'une jeune femme en 1970.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage (Tous droits réservés.)



La Dame Blanche de Trécesson

Cela se passait aux environ de 1750, par une nuit d'automne, un braconnier était embusqué dans le parc du château et y guettait sa proie, quand il crut entendre un bruit lointain. Craignant d'être découvert, il cacha précipitamment son fusil et grimpa sur un arbre. A peine y était-il établi qu'il aperçut, à l'extrémité de la grande allée du parc, une voiture attelée de chevaux noirs et suivie de plusieurs domestiques qui portaient des torches allumées. L'équipage s'avançait lentement et presque sans bruit, aucune voix n'interrompait le silence de la nuit, qui n'était troublé que par le pas mesuré des chevaux et par le froissement des roues sur les branchages et les feuilles desséchées. Cet étrange cortège s'arrêta à quelques pas du braconnier, qui vit bientôt, à la lueur des torches, plusieurs hommes munis de bêches et de pioches, s'avancer de son côté et se mettre à creuser une fosse précisèment au pied de l'arbre sur lequel il se trouvait. Au même instant deux gentilshommes, dont le rang élevé s'annonçait par l'élégance et la recherche de leur costume, sortirent de la voiture et firent descendre avec violence une jeune femme richement parée. Elle portait une robe de soie blanche, sa tête était couronnée de fleurs, un bouquet ornait son sein, tout indiquait une jeune fiancée qu'on va conduire à l'autel, mais sa chevelure était en désordre et ses yeux pleins de larmes, ses joues pâles, ses gestes suppliants annonçaient assez qu'elle était en proie à l'épouvante. Traînée plutôt que soutenue par ses conducteurs, quelquefois elle se débarrassait de leurs bras, se précipitait à leurs pieds, embrassait leurs genoux,les appelait ses frères et ses amis, et les suppliait en sanglotant de ne pas lui arracher la vie. Ce fut en vain, ses persécuteurs demeurérent froids et inflexibles devant ses supplications désespérées, et loin de paraître ému, l'un deux la repoussa brutalement.

Mes frères, mes amis, oh! je vous en supplie, ne me faites pas de mal. -Vos frères! non Madame, nous ne le sommes plus, vous avez cessé d'appartenir à la famille que vous déshonorez. -Au nom du ciel! ne me tuez pas. Faut-il donc mourir si jeune! Au moment d'atteindre au bonheur! Ah ! que la mort est affreuse. -Il faut pourtant vous y résigner, Madame, les pleurs sont inutiles, votre heure est venue, vous allez mourrir.

La fosse était creusée, les cavaliers firent signe à leurs gens, qui s'emparèrent de la jeune dame. L'infortunée se débattit longtemps dans les bras de ses bourreaux, mais malgré ses efforts désespérés, malgré ses supplications et ses larmes, elle fut jetée dans la fosse qu'on recouvrit précipitamment de terre pour étouffer ses derniers gémissements, puis les deux seigneurs remontèrent dans la voiture, l'équipage s'éloigna au grand trot des chevaux, et quelque moment après, le parc de Trécesson avait repris son obscurité, son calme et son silence.

Pendant cette scène affreuse, le braconnier, le coeur serré par l'effroi, avait à peine pu respirer. Lorsque la voiture eut disparu, lorsqu'il eut cessé d'entendre le pas rapide et cadencé des chevaux qui l'entraînaient, il se décida à descendre de son arbre, mais, plein de trouble et d'épouvante, il ne songea pas à écarter la terre qui étouffait la malheureuse femme qu'on venait d'assassiner sous ses yeux. ll courut en toute hâte chez lui, où il raconta, tout éperdu, à sa femme, le crime dont il avait été le témoin. Celle-ci fit de vifs reproches à son mari et l'accusa de lâcheté. L'entraînant ensuite, elle voulut aller dans le parc pour ouvrir la fosse, mais une réflexion terrible lui vint: si elle et son mari allaient être surpris auprès d'un cadavre à peine froid, ne leur imputerait-on pas le crime affreux qui venait d'être commis? Cette crainte l'arrêta, elle jugea qu'il n'y avait rien de mieux à faire que de se rendre auprès de M. de Trécesson et de lui raconter ce qui s'était passé. Le braconnier et sa femme, introduits chez leur seigneur, purent à peine, tant ils éprouvaient de crainte, lui faire le récit du crime qui venait d'être commis sur ses terres. Aussitôt que M. de Trécesson eut compris de quoi il s'agissait, il se hâta de faire appeler tous les gens de sa maison et de leur donner l'ordre le plus pressant de se rendre au lieu indiqué, où lui-même les suivit bientôt. Cependant ces démarches, ces préparatifs avaient emporté le temps. Le jour était prêt à paraître lorsqu'on put commencer à enlever la terre qui recouvrait la fosse. Tous les regards, dirigés sur le même point, annonçaient l'anxiété des acteurs de cette scène, l'espérance et la crainte, l'attendrissement et l'horreur se succédaient. Enfin, lorsque le visage de la jeune dame parut à découvert, celle-ci ouvrit doucement les yeux, poussa un long soupir et ses yeux se refermèrent pour toujours.

M. de Trécesson fut profondèment affligé de cet événement. ll lui fit rendre les honneurs funèbres avec une pompe digne du rang qu'elle paraissait avoir occupé dans le monde. Par la suite, il fit de nombreuses démarches pour découvrir les assassins, mais toutes ces recherches furent inutiles, on ne put savoir ni le nom de cette jeune dame qui avait disparu d'une si étrange manière, ni la cause du sort cruel qu'on lui avait fait subir, et cet évènement extraordinaire et toujours resté enveloppé, d'impénétrables ténèbres. Cependant, le souvenir s'en est transmis jusqu'à nous par des signes certains, M. de Trécesson avait solennellement déposé dans la chapelle du château la robe nuptiale, le bouquet et la couronne de fleurs de la jeune et malheureuse fiancée qui restèrent sur l'autel, exposés à tous les regards, jusqu'à l'époque de la Révolution.






















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# Posté le samedi 17 janvier 2009 12:59

enigmatique

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- LES ÉNIGMATIQUES LIGNES DE NAZCA -


Avant Christophe Colomb, avant même les Incas, les habitants de la région de Nazca, au sud du Pérou, traçaient d'étranges lignes sur le sol de la pampa. Entre les vagues de l'océan Pacifique et des premiers reliefs des Andes, ils nous ont laissé le témoignage de connaissances géométriques et astronomiques d'autant plus inexpliqués que ces figures ne sont visibles que du ciel. Selon la datation au carbone 14, cette civilisation aurait vécue probablement entre 300 av. J.-C. et 800 après J.-C. Les Nazcans savaient-ils se déplacer dans les airs ? De qui tenait-il leur savoir cosmique ? Un autre formidable mystère de la civilisation.




Quand les premiers conquistadores forcent les portes de l'empire inca, ils ont un instant l'illusion que ces terres plates seront faciles à conquérir. Ils déchantent vite : sous leurs yeux se dresse bientôt une des plus imposantes chaîne de montagnes du monde, la Cordillère des Andes.

Sur notre planète, cette chaîne n'est surpassée que par celle de l'Himalaya. Et tout l'empire inca habite ce contraste entre une plaine côtière plate et semi-désertique et des sommets qui défient l'entendement humain. Là est bien le royaume de la démesure, et l'homme à dû lutter pendant des millénaires avant d'apprivoiser un tel paysage. Les Incas ne sont que le dernier maillon d'un immense effort humain pour survivre dans cette contrée.

Le souvenir des premiers habitants s'est perdu dans la nuit des temps. On a seulement retrouvé les signes que les ancêtres des Incas gravaient dans la pierre, leurs poteries et, parfois, des traces de leur architecture. Ces marques se nomment Chimu ou Chanchan au nord du Pérou, Pachacamac (près de Lima), Ica et Nazca au sud du pays.


C'est dans la région de Nazca, bien connue des archéologues, qu'ont été découvertes les plus belles poteries polychromes des cultures préincaïques ; ainsi que des tissus et des motifs de broderies qui forcent encore notre admiration, tant leur technique est élaborée et tant les dessins sont originaux. Aujourd'hui, les historiens se penchent avec passion sur la culture nazca et cherchent à la reconstituer, tout en lui reconnaissant d'étranges parentés avec celle de Tihuanaco, sur l'altiplano bolivien, non loin de la Paz.

Faire ressurgir ici une histoire oubliée n'est pas chose facile. Les pampas sont d'immenses étendues désertiques de sable et de cailloux, battues toute l'année par des vents qui empêchent la faune et la flore de prospérer. Il est également difficile de croire que des hommes aient pu vivre sur ces terres désolées, y croître et se multiplier. Résumée à quelques éléments, la culture nazca ne passait, jusque très récemment, que pour une culture comme les autres, très semblable aux autres cultures de la bande côtière. Pourtant, les certitudes à son sujet ont fait place au doute.

En 1927, Toribio Mexta Xesspe, un pilote de l'armée de l'air péruvienne, survole la région de Nazca. Il aperçoit soudain, sur le sol, d'incroyables lignes droites et courbes, qui s'enchevêtres sur des kilomètres. Encore plus incroyable, parmi ces lignes, il distingue nettement des figures qui représentent des animaux, des oiseaux et même des hommes ! En plein désert !


L'aventure mystérieuse de Nazca ne fait que commencer. En 1929, Duncan Masson, un ingénieur écossais qui travaille dans la région, remarque d'étranges sillons sur le sol. Intrigué, il loue un avion et effectue une nouvelle reconnaissance aérienne du site. A son tour, il est stupéfait par le complexe réseau de lignes et de figures couvrant le sol...

Voici une remarquable énigme. Scientifiques et historiens se disputent le droit de la résoudre. En 1939, le professeur américain Paul Kosok, venu sur place avec John Kosok, son assistant, et une équipe de chercheurs, relève toutes les figures géométrique de Nazca, non sans difficulté, tant elles sont nombreuses et mêlées. Les dessins apparaissent disséminés principalement entre l'océan Pacifique et la Cordillère des Andes, sur une surface d'environ 500 km², dans les pampas de Villacuri, au sud des villes de Pisco, de Los Castillos, de Huayuri, de Colorada et de Los Corados. La plus forte concentration se trouve entre palpa et Nazca, à proximité du rio Ingenio.

Répertorier ces lignes n'est guère aisé : même d'un avion volant à 2000 mètres d'altitudes, on n'en distingue pas la fin. Cette multitude, cet enchevêtrement et cette apparente confusion peuvent laisser les observateurs pantois. Mais, avec un peu d'attention, on voit soudain ce réseau grouillant s'organiser alentour de quelques lignes dominantes. De sorte que l'on a rapidement l'impression de survoler des pistes d'atterrissage, une sorte d'Orly revu et corrigé par des surréalistes...

Le tout garde un grand aspect de rigueur géométrique. Les figures ne sont pas moins surprenantes. La plus connue, et celle qu'on distingue d'emblée, est une sorte d'araignée géante, longue d'environ 46 mètres de remarquablement stylisée. Les pattes, qui se rattachent à une espèce d'abdomen, paraissent dessinées d'un seul trait. On en compte huit. Plus loin, on distingue un singe d'une centaine de longueur, dessiné en action, sa longue queue se repliant en spirale.


Plus loin encore, on peut voir ce qui pourrait passer pour un condor, long de 180 mètres, donc les lignes parfaites se détachent sur un fond sombre et uni. Vient ensuite toute une succession de figures plus ou moins énigmatiques : perroquets, chats, oiseaux à quatre pattes, sauriens, poissons, fleurs, serpents à plusieurs têtes ou objets sans forme connue. À 6 Km au sud de Palpa, sur la pente d'une colline, on peut distinguer deux personnages à demi effacés, coiffés d'une sorte d'auréole d'où partent des rayons.

Quel est donc le message de toutes ces figures? Que faut-il privilégier des dessins ou des lignes? La première évidence, qui est aussi la plus troublante, c'est que ces figures ne sont pour la plupart visibles que du ciel... Un soir de 1940, Paul Kosok a vu les derniers rayons du soleil s'effacer dans le prolongement d'une des lignes. C'était le 22 juin, jour du solstice d'été. Peut-on parler de coïncidence ?

C'est à Maria Reiche, une astronome allemande, que nous devons l'étude la plus poussée et la plus minutieuse sur Nazca. Elle prend, en 1948, la relève du professeur Kosok et répertorie, à son tour, toutes les figures en prenant soin d'en noter tous les détails. Elle découvre aussi des spirales en forme de bouquet d'étoiles, de nouveaux dessins d'animaux, dont une « baleine » longue de 27 mètres. La pureté du trait des figures et leur précision forcent son admiration.

Maria Reiche est vivement intriguée par la figure du « chancelier », qui s'étale sur 183 mètres de long, sur le flanc d'une colline, et dont les deux branches verticales passent très exactement à 100 mètres du sommet de la colline. Une autre fait la trouble : dans leur majorité, les figures à flanc de colline représentent des hommes. Elle se demande si tous ces dessins ne symbolisent pas les constellations visibles dans le ciel, celle de la Grande Ourse en particulier.

Les photos aériennes lui livre une vue d'ensemble plus large. En bonne mathématicienne, elle en conclue que ces nombres de ces lignes droites sont des arcs de cercles. De plus, l'absence de cassure dans les courbes lui suggère des connaissances géométriques poussées. Une telle rigueur dans les formes dans les formes n'indique-t-elle pas que les Nazcans étaient aptes à une pensée conceptuelle et abstraite? Ce serait un cas isolé parmi les cultures précolombiennes...

Bref, plus l'astronome allemande avance dans ses recherches, plus le mystère de Nazca s'épaissit. Maria Reiche dirige alors ses recherches vers l'analyse géométrique des différentes lignes, et notamment vers la recherche de leur unité de mesure. La plus évidente à ses yeux est l'utilisation de cordes nouées à des intervalles réguliers, qui correspondent aux mesures du corps humain (les deux bras tendus et le tour du torse).

Autre point important : la présence de cercles. Comment les Nazcans n'auraient-ils établi aucun lien entre cette figure et la roue ? D'hypothèse en hypothèse, Maria Reiche a fini par en conclure que l'unité de mesure du site de Nazca était bien inscrite à l'intérieur des figures et des lignes, mais qu'elle était « codée » et, par conséquent, indéchiffrable pour nous. Parallèlement à ces travaux, de nombreux sceptiques viennent se pencher sur Nazca et émettent à leurs tours leurs hypothèses. Le professeur américain Arthur C. Clarke ne voit dans le site aucun mystère, mais le simple désir de l'homme d'inscrire sur le sol des signes qui assumeront une sorte d'immortalité.

Contre cette argument, les objections du plus élémentaire bon sens pleuvent. Il y a bien d'autre chose derrière l'énigme de Nazca. Mais quoi ?
















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# Posté le samedi 17 janvier 2009 13:06